Élection du nouveau Maire de Nice après démission de Philippe Pradal
Cons Mun 150517 from Action 4cast on Vimeo.
Candidats opposés:
- Christian Estrosi
- Marc André Domergue
Comptage des voix : 22min
69 inscrits
57 votants
Domergue : 2 voix
Estrosi : 55 voix
Discours Christian Estrosi : 28min
Intervention de M A Domergue : 42 min
Intervention de P. Allemand : 44min30
Intervention de D. Boy Mottard : 50min
Interventionde C. Georges : 54min30
Intervention P. P. Leonelli : 55min30
Réponse de C. Estrosi : 1h02min
Vote du nombre d'adjoints : 1h18min
Maximum légal : 26 dont 6 adjoints de quartier
Liste des adjoints : 1h42min
samedi 17 juin 2017
mardi 14 mars 2017
mercredi 15 février 2017
mercredi 8 février 2017
dimanche 5 février 2017
Analyse rapide des comptes de la métropole Nice Côte d'Azur (1/2)
Note:
N'ayant que peu de connaissances en comptabilité des collectivités
territoriales, je ne m'aventurerai pas dans une analyse trop poussive...
La dette et les produits et charges de fonctionnement de la Métropole Nice Côte d'Azur
Données extraites de la plateforme Comptes des communes du gouvernementChiffres en milliers d'euro.
Pour rappel, historique de la communauté des communes de la région niçoise :
- Création de la CANCA (Communauté des Agglomérations NCA) : 2002
- Remplacée par la CUNCA (Communauté Urbaine NCA) : décembre 2008
- Remplacée par la Métropole NCA : décembre 2011
Encours de la dette
| Encours de la dette de la Métropole Nice Côte d'Azur |
Produits et charges de fonctionnement
| Produits et charges de fonctionnement Métropole Nice Côte d'Azur |
Produits de fonctionnement
| Produits de fonctionnement Métropole Nice Côte d'Azur |
Les produits de fonctionnement sont donc assez disparates :
- la communauté était très généreuse en terme de redistribution de la fiscalité aux communes au début mais, probablement du fait de la crise, elle a mis un gros coup de frein et s'est stabilisée depuis 2010 à 50 millions d'euros
- les impôts en constante augmentation : +43% en 9 années
- les dotations perçues par la métropole ont amorcé une tendance baissière depuis 2011 (sans doute liée à la crise Euro)
Charges de fonctionnement
| Charges de fonctionnement |
Les charges de fonctionnement sont globalement à la hausse :
- Achats et charges externes : x2
- Charges financières : x3,5
- Subventions versées : x6 jusqu'en 2013 mais en baisse depuis.
- charges de personnel : x4,7
vendredi 8 avril 2016
Analyse rapide des comptes de la ville de Nice (1/2)
Note:
N'ayant que peu de connaissances en comptabilité des collectivités territoriales, je ne m'aventurerai pas dans une analyse trop poussive...
La dette et les produits et charges de fonctionnement de la ville
Mise à jour Avril 2016 avec les données de 20142e mise à jour, Janvier 2017 avec les données de 2015
Résumé 2015:
- stabilisation de la dette (mais à un niveau assez important)
- baisse des dotations obtenues par la ville mais les impôts totaux montent toujours (alors que la population niçoise diminue...)
- Très forte hausse des charges financières en 1 an ( multipliées par 2,3 )
Encours de la dette
| Encours de la dette de la ville de Nice (2000 - 2015) |
On constate une baisse de l'endettement de la ville de 2000 à 2004, avant de reprendre une hausse assez importante (+64% entre 2004 et 2013) ! Cela représentait en 2013 une dette de 1518€ par Niçois. Depuis, elle diminue sensiblement...
Produits et charges de fonctionnement
| Total des produits et charges de fonctionnement de la Ville de Nice (2000 - 2015) |
Les produits de fonctionnement :
- Impôts Locaux
- Autres impôts et taxes
- Dotation globale de fonctionnement
Les charges de fonctionnement :
- Charges de personnel
- Achats et charges externes
- Charges financières
- Contingents
- Subventions versées
Les charges sont ensuite remontées plus vite que les rentrées d'argent, ce qui a asséché le résultat comptables de la ville (59 000€ seulement en 2013).
On constate également "l'effet crise" en 2009 qui s'est résorbé en un peu moins de 2 ans.
En 2014 et 2015, le résultat comptable s'éloigne de la zone rouge et stabilise autour de 24 millions d'euro.
Ventilation des produits et des charges
Avant toute chose, ces informations ne sont que (très) partielles. Toutes les données ne sont pas fournies par le ministère quant à la ventilation des comptes.Exemple : Les 3 catégories des produits de fonctionnement ne représentent que 75% du total des produits pour l'année 2013.
Les produits
| Produits de fonctionnement de la ville de Nice (2000 - 2015) |
2000 à 2002, baisse des impôts locaux collectés, sans doute à cause de la mutualisation des ressources, ou plutôt du report des taxes sur les autres communes, suite à la création de la CANCA (aujourd’hui Métropole Nice Cote d'Azur fera l'objet d'un autre billet). 15 ans plus tard, les impôts sont au même niveau qu'avant leur chute (plus de 50% de hausse, alors que l'inflation cumulée n'a été que de 23% entre 2002 et 2015)
Les dotations ont entamé une baisse assez inquiétant depuis 2010 (-18 millions d'euro)
Les charges
| Charges de fonctionnement de la ville de Nice (2000 - 2015) |
Les subventions versées par la ville sont restées relativement stables (+23% en 14 ans).
Les charges financières restaient relativement stables depuis 2000 ce qui était assez rassurant. Malheureusement, comme le montre le graphique, les charges financières ont littéralement explosé en 2015 : multiplié par 2,3 en 1 an!
Enfin, courbe étonnante, celle des contingents. Les contingents sont, si ma définition est bonne, les heures supplémentaires payées (elles ne sont donc pas inclues dans les charges de personnels). En 2009, crise oblige (?), c'est "niet" pour les heures supp' des agents de la ville de Nice.
mardi 5 avril 2016
Analyse rapide des comptes de la ville de Nice (2/2)
Mise à jour 1 : Avril 2016 avec les données de 2014
Mise à jour 2 : Janvier 2017 avec les données de 2015
Les investissements regroupent les flux entrants et sortants qui visent à financier les biens immobiliers. Pour plus d'informations, voir le site de l'état.
Pour la ville de Nice, nous constatons de nombreuses variations.
Je ne trouve pas d'explications pour le pic de 2002, le passage à l'euro n'est pas supposé avoir d'effets? Si un lecteur a une idée sur la question..
Une augmentation assez nette entre 2004 et 2007, sans doute liée aux investissements du tramway...
Depuis, les investissements suivent une tendance baissière assez franche.
Elles sont composées de subventions et d'emprunts.
La ville s'est naturellement endettée pour le financement du tramway de 2005 à 2007. Depuis, les ressources d'investissement ont diminué peu à peu avec, en 2014, une chute des emprunts compensés par des subventions relativement importantes.
Ce qui peut paraitre étonnant ici, c'est la baisse constante des remboursements d'emprunts. Cela pourrait s'expliquer par une plus grande durée de remboursement : les annuités diminuent, mais la durée s'allonge (et généralement, les taux/les intérêts sont plus importants...)
En 2014, gros coup de frein sur les dépenses d'équipements.
La CAF est la différence entre les produits de fonctionnement (hors ventes d'immobilisations) et les charges de fonctionnement. Le maire utilise en général la CAF pour financer ses investissements (en plus des emprunts, subventions, etc.). Ici la CAF est calculée "nette des remboursements d'emprunts".
On constate que la ville a du mal à rester régulière vis à vis de sa capacité à s'autofinancer.
Pour expliquer simplement ce graphique, si l'on se situe en dessous de 0, cela signifie que l'on a emprunté plus que ce que l'on a dépensé en investissements. On se retrouve avec un surplus de liquidités... ce qui fait plaisir aux banquiers dans un premier temps (l'argent n'est pas gratuit, n'est ce pas?) et, peut-être, permet aussi de financer indirectement les coûts de fonctionnement de la ville ? Ce second point paraît inquiétant car cela signifierait que la ville vit au dessus de ses moyens...
Le résultat d'ensemble correspond au résultat comptable (produits - charges de fonctionnement) auquel on rajoute la capacité (ou besoin) de financement de la section d'investissement.
Depuis 2006, le résultat a chuté très fortement. Cela peut paraître inquiétant, mais il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'une organisation "publique", elle n'est pas là pour faire des bénéfices.
Cette chute s'explique donc par une CAF assez irrégulière, mais aussi, comme nous l'avons vu dans le premier billet, par une baisse du résultat comptable (hausse des charges mais stagnation des produits).
En 2015, bonne nouvelle, le résultat repart très nettement à la hausse, du fait de nos ressources d'investissement en excés et d'un résultat comptable stable.
N'hésitez pas à commenter pour corriger ou apporter d'autres informations!
Mise à jour 2 : Janvier 2017 avec les données de 2015
Les investissements
| Emplois et ressources d'investissement de la ville de Nice (en milliers d'euro) |
Les investissements regroupent les flux entrants et sortants qui visent à financier les biens immobiliers. Pour plus d'informations, voir le site de l'état.
Pour la ville de Nice, nous constatons de nombreuses variations.
Je ne trouve pas d'explications pour le pic de 2002, le passage à l'euro n'est pas supposé avoir d'effets? Si un lecteur a une idée sur la question..
Une augmentation assez nette entre 2004 et 2007, sans doute liée aux investissements du tramway...
Depuis, les investissements suivent une tendance baissière assez franche.
Les ressources d'investissement
| Suventions d'investissement et emprunts reçus par la ville de Nice (en milliers d'euros) |
Elles sont composées de subventions et d'emprunts.
La ville s'est naturellement endettée pour le financement du tramway de 2005 à 2007. Depuis, les ressources d'investissement ont diminué peu à peu avec, en 2014, une chute des emprunts compensés par des subventions relativement importantes.
Les emplois d'investissement
| Emplois des investissements par la ville de Nice (en milliers d'euros) |
Ce qui peut paraitre étonnant ici, c'est la baisse constante des remboursements d'emprunts. Cela pourrait s'expliquer par une plus grande durée de remboursement : les annuités diminuent, mais la durée s'allonge (et généralement, les taux/les intérêts sont plus importants...)
En 2014, gros coup de frein sur les dépenses d'équipements.
Capacité d'Auto-Financement.
La CAF est la différence entre les produits de fonctionnement (hors ventes d'immobilisations) et les charges de fonctionnement. Le maire utilise en général la CAF pour financer ses investissements (en plus des emprunts, subventions, etc.). Ici la CAF est calculée "nette des remboursements d'emprunts".
| Capacité d'auto-financement nette du remboursement en capital des emprunts de la ville de Nice (en milliers d'euro) |
On constate que la ville a du mal à rester régulière vis à vis de sa capacité à s'autofinancer.
"Surplus ou sur-utilisation des ressources d'investissement"
Pour expliquer simplement ce graphique, si l'on se situe en dessous de 0, cela signifie que l'on a emprunté plus que ce que l'on a dépensé en investissements. On se retrouve avec un surplus de liquidités... ce qui fait plaisir aux banquiers dans un premier temps (l'argent n'est pas gratuit, n'est ce pas?) et, peut-être, permet aussi de financer indirectement les coûts de fonctionnement de la ville ? Ce second point paraît inquiétant car cela signifierait que la ville vit au dessus de ses moyens...
Le "Résultat d'Ensemble"
Ce résultat n'a pas tellement de signification comptable (de mon point de vue), car il additionne deux résultats ayant des rapports assez différents. Mais cela ne nous empêche pas de l'exposer :
| Résultat d'ensemble (résultat comptable - besoin/capacité de financement de la section investissement) (en milliers d'euro) |
Depuis 2006, le résultat a chuté très fortement. Cela peut paraître inquiétant, mais il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'une organisation "publique", elle n'est pas là pour faire des bénéfices.
Cette chute s'explique donc par une CAF assez irrégulière, mais aussi, comme nous l'avons vu dans le premier billet, par une baisse du résultat comptable (hausse des charges mais stagnation des produits).
En 2015, bonne nouvelle, le résultat repart très nettement à la hausse, du fait de nos ressources d'investissement en excés et d'un résultat comptable stable.
N'hésitez pas à commenter pour corriger ou apporter d'autres informations!
samedi 2 avril 2016
Résumé du rapport des comptes de la ville de Nice (2015)
Bonjour,
Avec l'article du Nice Matin de ce jour évoquant le boucan qu'a pu causer la Chambre Régionale des Comptes (CRC), je me suis mis en route de ce fameux rapport. Que dit-il ?
Vous trouverez un résumé ici : http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Commune-de-Nice-Alpes-maritimes-Rapport-d-observations-definitives
Autrement, vous pouvez le télécharger au format PDF
Et, bien entendue, lire la réponse de notre prince à ce sujet.
Coût prévu : 15 millions d'euro.
Finalement, le projet est vite abandonné puisque la société Icade reprend le projet initialement prévu.
Au final :
La commune a indiqué que la livraison du parking et celle de la halle interviendraient au début de l'année 2017. Le complexe cinématographique, les commerces, les logements en mixité et les logements étudiants seront achevés début 2018. Le gymnase et la salle des associations suivront entre la fin de l'année 2018 et le début de 2019.
Compte tenu de l’obtention de 4,4 M€ de subventions 62, l’aménagement des deux hectares de la gare du sud (stricto sensu, donc hors boulevard Malaussena et voies attenantes) pour le périmètre correspondant à l’actuel projet aura donc coûté au contribuable niçois près de 55 M€ sur une période de 25 ans (cf. annexe 1) y compris les achats de terrains (12,6 M€) et l’abandon du projet de la précédente municipalité (pour un coût net d’environ 12 M€)
Avec l'article du Nice Matin de ce jour évoquant le boucan qu'a pu causer la Chambre Régionale des Comptes (CRC), je me suis mis en route de ce fameux rapport. Que dit-il ?
Vous trouverez un résumé ici : http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Commune-de-Nice-Alpes-maritimes-Rapport-d-observations-definitives
Autrement, vous pouvez le télécharger au format PDF
Et, bien entendue, lire la réponse de notre prince à ce sujet.
Que dit ce rapport ?
Les finances
Depuis 2008, les charges de fonctionnement sont tout juste couvertes par les impôts et dotations dont bénéficie la ville. De plus la dette de la ville explose : 500 millions d'euro en 2014. Mais tout ça, nous avions pu le voir dans les billets d'analyse des comptes de la ville. La chambre des comptes attribue cette dégradation des comptes aux charges de personnels ce que me paraît étrange puisque dans l'analyse faite sur ce blog montre des charges de personnels stables depuis 2008. Selon eux, l'impacte devrait être plus important du fait de la mutualisation avec la Métropole.En bref :
la CRC s'inquiète car l'Etat va donner de moins en moins à la ville alors que celle-ci a de plus en plus de besoins. La CRC estime que les investissements seront gelés dans les années à venir afin de pouvoir rembourser la dette.Irrégularités sur la gestion du personnel
- La ville paye des heures supplémentaires au personnel alors qu'aucun système automatisé ne permet de le vérifier.
- La ville offre de nombreuses "primes" n'ayant aucune existence légale (prime départe à la retraite, prime vacance...)
- La ville "donne" deux mois aux agents qui partent à la retraite (payés plein tarif, mais pas à leur poste), appelé "congés libéral", afin de "s'habituer au status de retraité".
Les recommandations de la CRC (résumées) :
- Recommandation n° 1 : Fin des heures supp' tant qu'il n'y aura pas de contrôle automatisé.
- Recommandation n° 2 : Fin de la prime d’aide aux vacances.
- Recommandation n° 3 : Fin de la prime de départ en retraite.
- Recommandation n° 4 : Fin au congé libérable avant départ en retraite.
Gestion de l'Opéra de Nice
- La CRC estime que le budget de l'Opéra est disproportionné : 22 millions d'euro par an soit le budget d'une commune de 10 à 15 000 habitants.
- 92% du budget de l'Opéra est couvert par la ville et le département. Le reste est financé par... la vente des billets (6%) et du mécénat (2%).
- L'Opéra représente 350 emplois, mais n'a aucun organigramme.
- Les taux de remplissage sont relativement médiocres : environ 55% pour les concerts et ballets, 71% pour les opéra (2014)
- Selon le CRC, l'orchestre est disproportionné : en moyenne 45 musiciens par représentation alors que l'orchestre représente environ 100 musiciens.
- Le temps de travail des musiciens n'est pas contrôlé.
- Selon la CRC, la "prime de théatre" n'a pas d'existence légale.
Les recommandations de la CRC :
- Recommandation n° 5 : Faire des sondages pour mieux connaître les goûts du public (et donc augmenter le taux de remplissage)
- Recommandation n° 6 : Diminuer le nombre de musiciens de 100 à 70.
- Recommandation n° 7 : Contrôle du temps de travail des musiciens.
- Recommandation n° 7 (bis) : Grâce à ces économies, proposer plus d'opéras, concerts, ballets...
- Recommandation n°8 : Fin de la prime "théâtre"
- Recommandation n°9 : Maitriser les dépenses de production (artistes, intermittents...)
Projet de la gare du sud
Pour refaire l'histoire de ce petit quartier :
- 1891 : Création de la gare
- 1991 : Fin de l'exploitation de la gare pour construire un centre commercial (abandonné)
- 1995 : Rachat de l'édifice (qui apparternait à l'Etat) par la ville (sous J. Peyrat) pour 83 millions de Francs (environ 12 millions d'euro) afin d'en faire une nouvelle Mairie.
- 1998 : Lancement d'un projet avec offre public.
- 2001 : Sélection du projet de l'architecte P-L Faloci
- 2002 : La façade de l'ancienne gare inscrite aux "monuments historiques" (septembre)
- 2003 : Le groupe Faloci/Technip devient maitre d'oeuvre de la réalisation du projet. Travaux estimés à 133 millions d'euro.
- 2004 : L'Etat refuse la destruction de la gare : monument historique.
- 2005 : La halle des trains inscrite aux "monuments historiques" (juin)
- 2005 : Le coût du projet s'établie à 136 millions d'euro (hors maitrise d'oeuvre).
- 2007 : Lancement de l'appel d'offre de construction basé sur ce budget. (Aout)
- 2008 : Réévaluation des coûts à 186 millions (hors maitrise d'oeuvre) soit 245 millions d'euro TTC tout inclu. (Fevrier)
- 2008 : Election de C. Estrosi qui interrompt le projet. : perte nette de 12 millions pour la ville
Et puis...
- 2009 : Concertation sur le "nouveau projet" (voir ci-après) (février)
- 2009 : Sélection de 4 candidats suite à appel d'offre : ING, Icade, Eiffage, Cirmad (décembre)
- 2010 : négociations entre les candidats sur le coût du projet (Mars)
- 2010 : ING remporte l'offre avec un coût final (estimé) de 8 millions d'euro (Juin)
- 2010 : Vente du foncier à ING pour 1 euro symbolique (pourtant estimé à 18 million d'euro). (septembre)
- 2011 : Les parts détenues par ING sont transférées dans une nouvelle société : SCCV Nice gare du Sud (février)
- 2011 : ING arrête son activité immobilière en France (WAhou!) et vend ses parts dans SCCV au promoteur Icade qui n'avait pas été retenu dans l'appel d'offre (aout/septembre)
- 2011 : la ville dit "OK" pour la vente à 1€ du foncier (octobre)
- 2011 : la ville se réveille et pose un recours pour annuler la vente du foncier (décembre)
- 2013 : Le recours est rejeté, la ville fait appel (janvier/mars)
- 2014 : La ville vote la reprise du projet... qu'elle modifie à la vollée (voir ci-après) (septembre/octobre)
- 2014 : L'opposant se désiste de son recours. Le foncier est vendu à SCCV Nice gare du sud (pour quel montant ?? 12,6 millions d'euro ? (voir annexe en fin d'article))
- 2014 : Finalement, Icade relance le projet initial (novembre)
- 2014 : début des travaux du parc de stationnement (décembre)
En détail : Le "nouveau" projet : 2009
Déjà que tous les projets autour de ce quartier n'étaient pas claires, la ville continue...
La CRC évoque des modalités "peu claires". Malgré tout, on arrive sur ce programme :
- Un marché couvert dans la halle historique de la gare du sud ;
- Deux salles de sports et les locaux associés ;
- Des locaux pour les associations ;
- Un multiplexe cinéma de 8 à 10 salles ;
- La possibilité d’un bowling ;
- Des commerces complémentaires ;
- Des logements dont 25% de logements sociaux ;
- Un parc de stationnement de 700 places minimum.
En plus s'ajoute une médiathèque.
Le règlement de sélection pour l'appel d'offre écrit "à l'arrache".
La CRC pointe du doigt également qu'il y a eu une erreur dans la rédaction du règlement pour la sélection des candidats à l'appel d'offre :
5 critères de notation, tous pondérés. Seulement, le calcul, inscrit dans le règlement, était faux :
( taux de pondération * note ) / 10
La note étant de 1 à 10, les résultats seraient donc peu compréhensibles. Le resultat final, c'est à dire, le choix ne changerait en rien, mais la méthode appliquée au final ne correspondait pas au règlement, rendant celui-ci
En plus, concernant le critère du coût du projet, le règlement évoque 4 hypothèses, mais n'en donne que 3... Bref...
A noter qu'avec cette méthode, cela signifiait qu'une entreprise pouvait proposer un projet très peu chère mais de mauvaise qualité et remporter l'appel d'offre... Ce qui a failli se produire...
Selon la CRC, comme cette méthode de calcul rend la pondération différente selon les candidats, cette méthode est alors irrégulière ("illégale" si je traduis bien?)
Le nouveau projet 2.0 qui ne verra pas le jour : 2014
Alors que le projet a été transféré de ING à Icade pour certaines raisons, la mairie se permet de modifier le projet :
- La réhabilitation du bâtiment de la halle aux trains pour offrir 1 800 m² d’espaces publics, notamment pour un marché couvert et des espaces d’expositions et d’animation ;
- Un parc de stationnement souterrain de 450 places sur le site ;
- Des espaces verts nombreux ;
- La constructibilité résiduelle devait permettre la réalisation d’un gymnase financé par le département et l’extension d’une grande surface déjà implantée
- La réhabilitation du bâtiment de la halle aux trains pour offrir 1 800 m² d’espaces publics, notamment pour un marché couvert et des espaces d’expositions et d’animation ;
- Un parc de stationnement souterrain de 450 places sur le site ;
- Des espaces verts nombreux ;
- La constructibilité résiduelle devait permettre la réalisation d’un gymnase financé par le département et l’extension d’une grande surface déjà implantée
Finalement, le projet est vite abandonné puisque la société Icade reprend le projet initialement prévu.
Au final :
La commune a indiqué que la livraison du parking et celle de la halle interviendraient au début de l'année 2017. Le complexe cinématographique, les commerces, les logements en mixité et les logements étudiants seront achevés début 2018. Le gymnase et la salle des associations suivront entre la fin de l'année 2018 et le début de 2019.
Compte tenu de l’obtention de 4,4 M€ de subventions 62, l’aménagement des deux hectares de la gare du sud (stricto sensu, donc hors boulevard Malaussena et voies attenantes) pour le périmètre correspondant à l’actuel projet aura donc coûté au contribuable niçois près de 55 M€ sur une période de 25 ans (cf. annexe 1) y compris les achats de terrains (12,6 M€) et l’abandon du projet de la précédente municipalité (pour un coût net d’environ 12 M€)
Qui possède quoi ?
- La commune sera propriétaire de la médiathèque Raoul Mille, d’une salle pour les associations et de la halle aux trains
- La métropole sera propriétaire des aménagements extérieurs
- Le reste des constructions et leur terrain d’assiette appartient désormais aux opérateurs privés (SCCV Nice gare du Sud, gérée par Icade)
samedi 23 mai 2015
Carte de France des revenus moyens déclarés par foyer.
Bonjour,
Mise à jour du petit projet sur les revenus et les inégalités en France (à partir des données open data de l'impôt sur le revenu, par collectivité territoriale).
La carte avec toutes les années est accessible à cette adresse. En plaçant la souris au dessus des départements, une fenêtre apparaît pour afficher le revenu moyen.
Le découpage des départements s'est fait de façon un peu arbitraire :
-Tri sur les revenus du plus faible au plus important
-Groupage des départements par quinzaine jusqu'à 95, puis un petit groupe de 5 départements (correspondants aux revenus moyens les plus importants).
Quelques constats :
- On remarque plutôt clairement le fameux "vide" français, qui s'étend du sud-ouest au nord-est, avec des revenus moyen parfois inférieurs à 20 000€.
- Les départements limitrophes à la Suisse sont plutôt "riches".
- Une très forte disparité en région parisienne avec par exemple Paris, les Yvelines et les Hauts de Seine qui avoisinent un revenu moyen de 40 000€ et le département de Seine Saint-Denis, avec un revenu moyen près de deux fois inférieur (21 100€ environ).
Notes :
- Les chiffres pour la Guadeloupe sont erronés pour 2011 et 2012.
- Aucun chiffre pour Mayotte n'est fourni (ou en tout cas, je n'ai pas trouvé ces données).
- Il y a un grand écart sur les revenus déclarés entre 2005 et 2006. La seule explication que j'ai pu trouver est la suppression d'un abattement de 20% sur les revenus pour l'ensemble des salariés français.
Mise à jour du petit projet sur les revenus et les inégalités en France (à partir des données open data de l'impôt sur le revenu, par collectivité territoriale).
La carte avec toutes les années est accessible à cette adresse. En plaçant la souris au dessus des départements, une fenêtre apparaît pour afficher le revenu moyen.
Le découpage des départements s'est fait de façon un peu arbitraire :
-Tri sur les revenus du plus faible au plus important
-Groupage des départements par quinzaine jusqu'à 95, puis un petit groupe de 5 départements (correspondants aux revenus moyens les plus importants).
Quelques constats :
- On remarque plutôt clairement le fameux "vide" français, qui s'étend du sud-ouest au nord-est, avec des revenus moyen parfois inférieurs à 20 000€.
- Les départements limitrophes à la Suisse sont plutôt "riches".
- Une très forte disparité en région parisienne avec par exemple Paris, les Yvelines et les Hauts de Seine qui avoisinent un revenu moyen de 40 000€ et le département de Seine Saint-Denis, avec un revenu moyen près de deux fois inférieur (21 100€ environ).
Notes :
- Les chiffres pour la Guadeloupe sont erronés pour 2011 et 2012.
- Aucun chiffre pour Mayotte n'est fourni (ou en tout cas, je n'ai pas trouvé ces données).
- Il y a un grand écart sur les revenus déclarés entre 2005 et 2006. La seule explication que j'ai pu trouver est la suppression d'un abattement de 20% sur les revenus pour l'ensemble des salariés français.
samedi 18 avril 2015
Impôt sur le revenu par commune (csv)
Nouvelle contribution sur la plateforme data.gouv.fr :
J'ai rajouté au jeu de données "L'impôt sur le revenu par collectivité territoriale", un zip agrégeant toutes les données au niveau des communes.
Cette fois-ci, les données sont au format CSV, format ouvert contrairement au format Excel 2003 utilisé par l'administration...
En résumé :
- 10 ans de données sur les impôts, les revenus déclarés et le nombre de foyers.
- 30Mo de données zippé (80Mo dézippé)
- +1000 CSV
Et pour rappel, la France compte plus de 36 000 communes.
Bref, un joli jeu de données, je vais voir ce que je peux faire avec...
J'ai rajouté au jeu de données "L'impôt sur le revenu par collectivité territoriale", un zip agrégeant toutes les données au niveau des communes.
Cette fois-ci, les données sont au format CSV, format ouvert contrairement au format Excel 2003 utilisé par l'administration...
En résumé :
- 10 ans de données sur les impôts, les revenus déclarés et le nombre de foyers.
- 30Mo de données zippé (80Mo dézippé)
- +1000 CSV
Et pour rappel, la France compte plus de 36 000 communes.
Bref, un joli jeu de données, je vais voir ce que je peux faire avec...
jeudi 19 mars 2015
Sunshine 06
L'association RegardsCitoyens vient de publier son projet "Sunshine" visible à cette adresse.
L'objectif est ici de mettre à disposition des citoyens les données concernant les rapports entre le corps médical et les laboratoires (médicaux et pharmaceutiques).
Avant de commencer une analyse du département, il faut savoir que les données proviennent de la base de données "transparence santé" du ministère. Cette plateforme permet à chacun de vérifier si son médecin traitant a des liens plus ou moins proches avec certains laboratoires. C'est un bon en avant concernant la transparence dans le milieu médical non négligeable, on ne peut que féliciter l'initiative (pour une fois!).
Place à l'analyse. Elle sera assez modeste et reprendra en réalité les grandes lignes du projet Sunshine, mais certainement que d'autres informations sont à tirer des données publiées.
Au total, 4.8 millions d'euro d'avantages (cadeaux) ont été versés au milieu médical répartis sur plus de 48 600 "cadeaux".
A côté de cela, 4246 contrats ont été signés entre un praticien de santé et un laboratoire.
Cela peut sembler beaucoup, mais cela ne représente qu'une goutte d'eau comparée quand on constate que 244 millions d'euro ont été versés au total en France (entre janvier 2012 et juin 2014).
Les Alpes-Maritimes ne représentent donc que moins de 2% des sommes versées. Plutôt rassurant.
Dans le détail :
Les laboratoires les plus actifs dans le département sont donc Novartis, Servier et Glaxosmithkline avec des sommes comprises entre 320 000 et 420 000 euro.
Cependant, certains labos n'ont versé aucun avantage (en tout cas dans notre département) aux praticiens de santé :
Ce qui ne les ont pas empêchés d'obtenir quelques conventions malgré tout!
Quels types de cadeaux reçoivent les médecins ?
On retrouve 5 grandes catégories qui représentent une très grosse majorité des cadeaux. Je pense que l'on peut faire directement le raccourci : les laboratoires offrent aux praticiens de participer à des congrès "tous frais payés", c'est-à-dire repas, hébergement, transport et participation inclus.
Enfin, quelles catégories de praticiens ont reçu le plus de cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ?
D'autres catégories existent mais représentent une part trop faible pour apparaître.
Sans surprise, ce sont les médecins, capables (et plus à même) de prescrire les produits des laboratoires, qui sont favorisés. Cette part est plus importante dans notre département comparée au niveau global du pays (80%).
L'objectif est ici de mettre à disposition des citoyens les données concernant les rapports entre le corps médical et les laboratoires (médicaux et pharmaceutiques).
Avant de commencer une analyse du département, il faut savoir que les données proviennent de la base de données "transparence santé" du ministère. Cette plateforme permet à chacun de vérifier si son médecin traitant a des liens plus ou moins proches avec certains laboratoires. C'est un bon en avant concernant la transparence dans le milieu médical non négligeable, on ne peut que féliciter l'initiative (pour une fois!).
Place à l'analyse. Elle sera assez modeste et reprendra en réalité les grandes lignes du projet Sunshine, mais certainement que d'autres informations sont à tirer des données publiées.
Au total, 4.8 millions d'euro d'avantages (cadeaux) ont été versés au milieu médical répartis sur plus de 48 600 "cadeaux".
A côté de cela, 4246 contrats ont été signés entre un praticien de santé et un laboratoire.
Cela peut sembler beaucoup, mais cela ne représente qu'une goutte d'eau comparée quand on constate que 244 millions d'euro ont été versés au total en France (entre janvier 2012 et juin 2014).
Les Alpes-Maritimes ne représentent donc que moins de 2% des sommes versées. Plutôt rassurant.
Dans le détail :
![]() |
| Les laboratoires ayant offert le plus d'avantages (en valeur) dans les Alpes Maritimes. |
Les laboratoires les plus actifs dans le département sont donc Novartis, Servier et Glaxosmithkline avec des sommes comprises entre 320 000 et 420 000 euro.
Cependant, certains labos n'ont versé aucun avantage (en tout cas dans notre département) aux praticiens de santé :
Ce qui ne les ont pas empêchés d'obtenir quelques conventions malgré tout!
Quels types de cadeaux reçoivent les médecins ?
On retrouve 5 grandes catégories qui représentent une très grosse majorité des cadeaux. Je pense que l'on peut faire directement le raccourci : les laboratoires offrent aux praticiens de participer à des congrès "tous frais payés", c'est-à-dire repas, hébergement, transport et participation inclus.
Enfin, quelles catégories de praticiens ont reçu le plus de cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ?
D'autres catégories existent mais représentent une part trop faible pour apparaître.
Sans surprise, ce sont les médecins, capables (et plus à même) de prescrire les produits des laboratoires, qui sont favorisés. Cette part est plus importante dans notre département comparée au niveau global du pays (80%).
dimanche 8 mars 2015
Les comptes de la ville de Nice (2000 - 2013)
Etant donné la difficulé de pouvoir trouver les comptes de sa propre ville, j'ai finalement réussi à mettre la main dessus. Malheureusement, ils ne sont pas dans leur intégralité, mais on y retrouve les grandes lignes.
Les treize années sont regroupées dans un fichier Excel et celui-ci peut être téléchargé directement sur la plateforme data.gouv.fr.
Je ferai un nouvel article avec quelques petits graphiques pour voir si on y apprend des choses.
Les treize années sont regroupées dans un fichier Excel et celui-ci peut être téléchargé directement sur la plateforme data.gouv.fr.
Je ferai un nouvel article avec quelques petits graphiques pour voir si on y apprend des choses.
samedi 24 janvier 2015
Les revenus dans les Alpes-Maritimes : Gini
Premier billet d'une petite série sur le thème des revenus déclarés par la population, disponible sur ce lien. Je m'étais interrompu sur ma série d'articles sur les revenus concernant les Alpes Maritimes, mais ayant plutôt bien avancé, je me lance dans le commentaire de ces données. Ce premier billet concerne les inégalités de revenus grâce au coefficient de Gini et la courbe de Lorenz.
Coefficient de Gini
Nous constatons que le coefficient de Gini évolue entre 0.49 et 0.47 avec une tendance assez nette à la baisse. Cela signifie donc que les inégalités ont plutôt tendance à diminuer dans le département, même si cela reste une baisse très modérée.
Par comparaison au niveau mondial :
Voilà où nous nous situons (source : Banque mondiale & CIA via wikipedia)
A une échelle un peu plus réduite, à savoir la France, le département se positionne chaque année autour du 10e rang parmi les département les plus inégalitaires.
En 2012, nous occupions une triste 8e place. Pire : si l'on enlève les DOM et la région parisienne, nous pourrions dire que le département des Alpes Maritimes est le 3e département le plus inégalitaire de province.
Bref, malgré la baisse du coefficient, les Alpes Maritimes se positionnent comme l'un des département les plus inégalitaires de France...
Courbe de Lorenz
La courbe de Lorenz, souvent associée à l'indice de Gini (il s'agit simplement de la représentation graphique du coefficient obtenu) nous donne quelques informations supplémentaires (exemple en 2012) :En abscisse la part cumulée de la population (par vingtile, calculé par interpolation linéaire) et en ordonnée la part cumulée des revenus perçus par la population. Ainsi, un exemple de lecture serait :
"55.0% de la population la plus pauvre ne perçoit que 22.0% des revenus totaux"
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